mardi 18 novembre 2025

Vérités lumineuses 

Les générosités que tu mérites s'élèvent
Tel un visage d'aube en harmonie parfaite
Nous avançons guidés par la sérénité
Tels les pas lumineux d'un songe en orbite heureuse

Un final apaise mon pouls, fait de ceux
Qui scintillent sur la voie du sens, fidèles
Tissant du murmure de l'expérience une sagesse
Planant en la nuit du souvenir, attentive

Sur le sein du récit s'épanouit une touche
Telle l'éclosion d'un jardin sur le ciel haut
Elle chemine au pouls de la paix en tous lieux
Pour offrir aux venants un parcours ouvert

Elle offre aux espérances une confession apaisée
Dissipant les ombres sans effusion
Verse en l'essence de qui l'écoute
La quiétude de celui qui marche d'une volonté sûre

Elle donne au visage du songe une teinte durable
Il rayonne avec la sensibilité, proximité rare
S'envolent les récits du poème, tels
L'écho d'un horizon vert fait de clarté naissante

Ainsi s'achève le cantique qui traversa
Les quatre mouvements de cette ode majeure
Conduisant le lecteur depuis la présentation
Jusqu'à cette conclusion qui scelle l'ensemble

Les mots ont tracé les arabesques d'une vérité
Qui dépasse les frontières du langage ordinaire
Révélant par touches successives le tableau
D'une sagesse millénaire toujours actuelle

Les strophes se sont succédé, telles les perles
Enfilées sur le fil d'une intention cohérente
Composant un collier dont la beauté réside
Autant en les gemmes qu'en la structure d'ensemble

Le voyage s'achève mais les échos demeurent
Résonnant longtemps après que les derniers vers
Auront franchi le seuil de la conscience
Pour s'installer en les chambres profondes de l'esprit

Cette ode n'était point une fin en soi
Mais un commencement, une invitation
À poursuivre la quête de la vérité
Au-delà des limites du texte accompli

Les images évoquées continueront de germer
En l'imagination de celui qui les reçoit
Produisant des fruits inattendus, des fleurs nouvelles
Que le poète lui-même n'avait point prévues

Car la poésie véritable ne s'épuise point
En une lecture unique, si attentive soit-elle
Elle révèle à chaque retour des profondeurs nouvelles
Des nuances ignorées lors du premier passage

Le lecteur devient ainsi co-créateur de l'œuvre
En l'actualisant par sa réception singulière
Apportant sa propre expérience, sa sensibilité
Qui enrichissent le texte de significations inédites

L'ode accomplit sa mission lorsqu'elle éveille
Non seulement l'admiration esthétique
Mais aussi la transformation intérieure
Qui conduit à vivre différemment après la lecture

Elle invite à contempler l'existence humaine
Avec un regard renouvelé, plus pénétrant
Capable de discerner sous les apparences triviales
Les dimensions de grandeur, de mystère, de sacré

Puisse cette œuvre accompagner le voyageur
Sur les routes incertaines de sa destinée
Lui rappelant aux heures sombres qu'il existe
Des vérités lumineuses qui ne périssent point

 

Bonté ordinaire

Celui qui en tout parcours honore le droit
Voit les horizons s'éclairer d'une grâce inouïe
Poursuis les sentiers du bien tant que tu le peux
Le meilleur espoir s'atteint par les hauteurs

Sur la route de l'espérance, la mansuétude s'étend
Humectant les consciences assoiffées d'une brise docile
Fleurissent en la main du retour les passages
Allégeant le long fardeau d'une clarté pure

Le désespoir ne fixe point de demeure aux pas
Ni le chagrin, si longue que soit la route
Qui atteint la bonté en toute direction
Respire de la mer de sérénité l'essence

L'effort n'est qu'un cercle de générosité
Lorsqu'il redresse la conscience éperdue
Si ton esprit te parle un jour de difficulté
Abandonne-toi au flux de l'optimisme

Car la vertu trace en nos existences des sillons
Où germeront demain les moissons abondantes
Elle cultive patiemment le terreau fertile
D'où s'élanceront les récoltes de félicité

La probité illumine le visage du voyageur
D'une sérénité que nulle richesse ne saurait acquérir
Elle lui confère cette noblesse intérieure
Qui transcende les distinctions factices du rang

Le juste avance avec l'assurance tranquille
De celui qui marche en accord avec les lois célestes
Sa conscience apaisée lui sert de compagne
Plus fidèle que les amitiés inconstantes du siècle

Il ne craint point les jugements des mortels
Car il répond devant le tribunal de sa conscience
Cette voix intérieure qui discerne infailliblement
Le vrai du faux, le noble du vil, le pur de l'impur

Sa générosité irrigue les terres desséchées
Des cœurs meurtris par l'égoïsme ambiant
Rappelant à tous que la grandeur véritable
Réside en la capacité de se donner aux autres

Il sème sans compter les graines de la bonté
Sachant que certaines germeront, d'autres non
Mais convaincu que sa mission consiste à semer
Non à calculer les profits de sa bienveillance

Les épreuves qu'il traverse deviennent des creusets
Où se forge une sagesse plus profonde, plus vraie
Chaque adversité rencontrée affine son discernement
Augmente sa compassion envers les souffrants

Il apprend que la force authentique réside
Non point en la capacité de dominer autrui
Mais en celle de se dominer soi-même
De gouverner ses passions avec fermeté

Sa patience ressemble à celle du laboureur
Qui confie la semence à la terre obscure
Attendant avec confiance que les saisons accomplissent
Le miracle de la germination et de la croissance

Il comprend que les victoires véritables
Ne s'obtiennent point en un jour glorieux
Mais se construisent pierre après pierre
Par la persévérance quotidienne en les principes

Sa foi ne vacille point devant les contradictions
Apparentes entre ses idéaux et la réalité
Car il sait que les vérités profondes dépassent
Les évidences superficielles des apparences

Il découvre en la rectitude une liberté supérieure
Celle de n'avoir point à dissimuler, à feindre
De pouvoir avancer le front haut, le regard clair
Sans redouter que ses actions ne soient dévoilées

Sa bienveillance transforme les rencontres fortuites
En occasions de manifester l'humanité véritable
Prouvant que la noblesse ne s'hérite point
Mais se conquiert par les choix quotidiens

Il accepte ses efforts ne soient point toujours couronnés
Du succès visible que le vulgaire recherche
Sachant que la valeur d'une action se mesure
À son intention pure, non à ses résultats immédiats

Sa vie devient ainsi un poème vivant
Dont les strophes s'écrivent au fil des jours
Composant une œuvre dont l'harmonie véritable
Ne se révélera qu'au terme du parcours

Il laisse derrière lui un sillage lumineux
Dont se souviendront ceux qui l'auront croisé
Non par les exploits retentissants qu'il a accomplis
Mais par la constance de sa bonté ordinaire

 

Récit capital

Tu abreuves d'inspiration un visage rayonnant
Les pensées scintillent, les floraisons verdoient
Gloire à qui prête l'oreille au poème gracieux
Qui polit en les profondeurs un sens illuminé

Au jardin de mes jours, les visions essuient les afflictions
Inondant mon cœur d'une splendeur prometteuse
En mon sein se lève avec l'aube une allégresse
Fantasme bienheureux de quiétude retrouvée

Que le siècle a pesé, que les vœux ont tendu
Les paupières du calme en un temps de tumulte
N'échoue point qui marche avec foi en ses pas
Ne s'égare jamais qui poursuit un but noble

Si le destin souffle un vent contraire aux espoirs
La patience ouvre après l'épreuve les portes suprêmes
Les afflictions, au labeur indifférentes, s'envolent
Mirage dissipé lorsque l'instant a tourné

Tu verses en nos âmes la rosée bienfaisante
Qui féconde les terres arides de nos existences
Transformant les déserts en jardins fleurissants
Où s'épanouissent les promesses d'accomplissement

Tes versets insufflent aux désespérés l'audace
De reprendre la route malgré les revers
Leur murmurant que toute chute contient
La possibilité d'un relèvement magnifique

Tu enseignes que les chagrins ne sont point éternels
Que les larmes d'aujourd'hui céderont demain
La place aux rires cristallins de la joie
Retrouvée après les saisons de tribulation

Tes accents proclament la résilience humaine
Cette capacité prodigieuse à renaître des cendres
À se réinventer après les catastrophes
Avec une splendeur augmentée par l'épreuve

Tu révèles que les obstacles apparents
Sont en vérité les marches d'un escalier
Qui conduit vers les sommets de la réalisation
Où se dévoile enfin le panorama complet

Tu prépares ainsi la transition nécessaire
Vers les vérités plus vastes qui s'annoncent
Guidant nos pas hésitants vers la plaine
Où se déploiera le récit capital

 

Port de sérénité

Ô toi, dont le cantique parcourt les routes lointaines
Répandant les reflets de contemplation pure
Convoyant en sa course le murmure perspicace
Qui attendrit le cœur du pèlerin désorienté

Tu élèves vers la vallée un hymne confiant
L'aurore des matins demeure la destinée véritable
Conjuguant le triomphe avec l'éveil des consciences
Tels deux chapitres d'un mystère manifeste

Tu déploies sur l'horizon la grâce dépouillée
Où se déversent les arcanes du vrai, du sublime
Ranimes en les poitrines la fierté primordiale
Rendant au songe altier sa félicité sans bornes

Tes accents traversent les âges, inépuisables
Portant aux confins des terres la sagesse ancienne
Révélant aux mortels les vérités enfouies
Sous les voiles épais de l'ignorance ordinaire

Tu éveilles en nous la nostalgie des origines
Cette soif inextinguible de transcendance
Guidant nos regards vers les cimes éternelles
Où résident les secrets de la destinée humaine

Tes paroles distillent la quintessence des jours
Récoltant la moisson des expériences vécues
Transformant les labeurs en perles précieuses
Qui ornent le front de ceux qui persévèrent

Tu insuffles aux fatigués une vigueur nouvelle
Relevant les échines courbées par les fardeaux
Offrant aux épuisés la promesse d'un repos
Après les tribulations du périple terrestre

Tes versets résonnent aux quatre horizons
Franchissant les montagnes, les vallons, les mers
Apportant aux exilés le réconfort suprême
De savoir qu'ils ne marchent point abandonnés

Tu célèbres la magnificence de l'existence
Avec ses joies fulgurantes, ses peines profondes
Enseignant que toute épreuve porte en germe
La promesse d'une métamorphose glorieuse

Tes syllabes caressent les fronts inquiets
Apaisant les tourments des esprits agités
Versant sur les blessures le baume réparateur
D'une espérance qui ne connaît point de déclin

Tu proclames la dignité de toute créature
Sa capacité innée à s'élever vers les hauteurs
Malgré les entraves, malgré les obstacles
Qui jalonnent le parcours vers la plénitude

Tes accords harmonieux célèbrent l'unité
Cette parenté secrète qui relie tous les vivants
Révélant que nous sommes les fils d'une même terre
Les héritiers d'une même promesse de grandeur

Tu conjugues en ton sein les contraires apparents
La force avec la tendresse, la rigueur avec la clémence
Prouvant que la vérité embrasse les paradoxes
Et se rit des limites étroites de la raison

Tes paroles gravent en nos mémoires fragiles
Les préceptes immortels de la sagesse antique
Ces vérités simples que nos cœurs reconnaissent
Avant même que l'intelligence ne les déchiffre

Tu demeures à jamais le refuge des chercheurs
Cette fontaine intarissable où s'abreuvent les assoiffés
Ce phare inébranlable qui guide les navigateurs
À travers les tempêtes vers le port de la sérénité

 

Confession apaisée

Ô toi, dont la chanson sur les mille chemins
Déploie les reflets de méditation et de clartés
Portant dans ses voyages le murmure sagace
Qui attendrit le cœur du voyageur égaré

Elle élève vers la vallée un hymne confiant
L'aurore des jours est la plus vraie destinée
Unissant le triomphe et l'éveil de l'âme
Comme deux chapitres d'un visible mystère

Elle déploie sur l'horizon la simplicité
Où débordent les secrets du vrai et du sublime
Ranime dans les cœurs la fierté originelle
Et rend au rêve altier sa joie illimitée

Elle abreuve de l'inspiration visage de lumière
Des pensées brillent,des floraisons verdissent
Gloire à qui prête l'oreille au poème gracieux
Qui polit les profondeurs un sens illuminé

 Le jardin, des visions essuient les peines
Inondent le cœur d'une splendeur promesse
En mon sein se lève avec l'aube une allégresse
Comme un doux fantôme de quiétude revenue

Que le monde a pesé, que les vœux ont tendu
Les paupières du calme en temps de tumulte
N'échoue point qui marche avec foi, ses pas
Ne s'égare jamais qui cherche un but noble

Si le destin souffle un vent contraire
Patience ouvre l'épreuve des portes suprêmes
Les peines,au labeur indifférentes, s'envolent
Mirage dissipé quand l'instant a tourné

Celui qui en tout chemin honore le droit
Voit les horizons s'éclairer d'une grâce inouïe
Poursuis les sentiers du bien tant tu le peux
Le meilleur espoir s'atteint par les hauteurs

Dans la route de l'espoir, la douceur s'étend
Humectant les âmes de soif d'une brise docile
Fleurissent la main du retour des passages
Allégeant le long fardeau d'une lumière pure

Le désespoir ne fixe point de demeure aux pas
Ni le chagrin,si longue que soit la route
Qui atteint la bonté en chaque direction
Respire de la mer de sérénité l'essence

L'effort n'est qu'un cercle de générosité
Quand il redresse l'âme éperdue
Si ton âme te parle un jour de difficulté
Abandonne-toi au flux de l'optimisme

Les générosités que tu mérites s'élèvent
Comme un visage d'aube en harmonie parfaite
Nous avançons guidés par la sérénité
Pareil les pas d'un rêve en orbite heureuse

Un final apaise mon pouls, fait de ceux
Qui scintillent dans la voie du sens,fidèles
Tissant du murmure de l'expérience, sagesse
Planant dans la nuit du souvenir,attentive

Sur le sein du récit s'épanouit une touche
Comme l'éclosion d'un jardin sur le ciel haut
Elle chemine au pouls de la paix en ses lieu
Pour offrir aux venants un chemin ouvert

Elle offre aux espoirs une confession apaisée
Dissipant les ombres sans effusion
Verse par l'être de qui l'écoute
Quiétude de celui qui marche de volonté sûre

Elle donne au rêve une teinte durable
Il rayonne avec la sensibilité, proximité rare
S'envolent les récits du poème, semblable 
L'écho d'horizon vert fait de lumière phare.

 

lundi 17 novembre 2025

Pensée vivante

Le cœur s’envole vers les endroits durent,
Coulant dans l’air comme une rosée pure.
La poésie de la vérité, lumière apaisante,
Éclaire l’esprit et réveille la pensée vivante.

Quand les sens fleurissent en lignes tracées,
Ils créé l’aube sur les monts, amour et clarté.
Les vers se balancent, scintillant de sincérité,
Contant les récits, passion et vérité.

Avance vers ces perles tissées ici,
Tu trouveras la beauté, source de magie.
Prépare-toi à accueillir le sens fidèle,
Qui jaillit entre les lignes, frais et éternel.

Si tu marches et sèmes les ténèbres,
Si tu lances des flèches sur les terres,
Tu perds le respect des voisins,
Et leur cœur finit par craindre tes dédains.

Reviens à la noblesse des actions,
Que les jours répètent en toi leur chanson.
Car l’être humain, quand sa parole est juste,
Érige parmi les hommes une présence robuste.

Que ton âme s’élève, pure et sincère,
Et que la vérité soit ton luminaire,
Pour éviter les flèches du doute,
Et que ton chemin s’emplisse de routes.

Respire les souffles des collines,
Que ta voie s’orne de melodies divines.
Rien n’est perdu tant que l’effort brille,
Irriguant les cœurs, nourrissant la volonté.

Et si le voyage se fait étroit,
Puise dans la pureté, retrouve ton droit.
Jusqu’à ce que chaque pas dissipe l’ombre,
Et le temps fonde l’illusion dans ton ombre.

Cours comme une lumière, douce et polie,
Portant aux horizons paix et vérité.
Reviens dans le chant de la sérénité,
Veillant sur l’émotion, fertile et sacrée.

 

samedi 15 novembre 2025

Chemin parcouru

Aux flancs des cimes, sous la frondaison,
Un esprit veillait, prisonnier du silence,
Épris des vocables, cherchant sa raison,
Gardant ses écrits loin de toute clémence.

Les feuillets tracés, les rimes murées,
Se voyaient brisés par l'incertitude,
« Nulle œuvre n'atteint la grâce espérée »,
Disait cette ombre en froide solitude.

Néanmoins brûlait une ardeur tenace,
Songe caressé des heures nocturnes,
Qu'un récit porté console et embrasse,
Qu'en d'autres poitrines résonnent ses urnes.

Mais la frayeur, lame suspendue,
Interdisait l'envol, étouffait la naissance,
Jusqu'au moment où la fortune attendue
Conduisit ses pas vers d'antiques connaissances.

Un ouvrage apparut, humble et vénérable,
« Le Talent Révélé », inscription première,
Une sentence y vibra, mémorable,
Pareille au cantique d'une aube entière.

Les syllabes gravées touchèrent le cœur,
Comme si l'éternité y parlait bas,
Révélant la vérité de l'auteur,
Qui sommeille en l'attente du premier pas.

La peur qui jadis gouvernait l'existence,
Se vit confrontée à cet appel lointain,
Promesse d'envol, promesse de puissance,
Pour qui ose tracer son propre destin.

Les pages jaunies offraient un message,
Secret murmuré par les générations,
Qu'aucun rêveur ne demeure en otage,
Si la volonté embrasse ses visions.

L'hésitation longtemps dominante,
Chancela soudain face à cette clarté,
Comme si l'ouvrage, voix bienveillante,
Rappelait à l'âme sa dignité.

Le seuil apparut, énigme et promesse,
Frontière entre l'ombre et la révélation,
Où l'esprit tremblant retrouve sa prouesse,
Et reconnaît enfin sa vocation.

Les monts alentour semblaient observer,
Témoins millénaires de ce moment crucial,
Quand l'écrivain en devenir, libéré,
Accepte de franchir le portail initial.

Car il existe, pour toute âme créatrice,
Ce moment de bascule, d'abandon sacré,
Où malgré la crainte, malgré le supplice,
On choisit d'honorer ce qu'on a murmuré.

La verdure environnante bruissait,
Comme pour accompagner cette décision,
L'heure sonnait où le doute fléchissait,
Cédant la place à la résolution.

Ainsi naquit, aux creux des vallons,
La métamorphose d'un esprit captif,
Prêt à déployer ses plus beaux échelons,
Pour devenir enfin véritablement actif.

Les grimoires anciens, guides précieux,
Avaient accompli leur noble mission,
En réveillant l'ardeur des ambitieux,
Et en illuminant leur ambition.

« Nul don ne s'épanouit sans la main qui l'honore,
Et toute plume attend l'instant de s'élever. »
Ces paroles résonnèrent comme un cor sonore,
Invitation au lieu où l'on peut se trouver.

Un passage, un havre, une terre étrange,
Où la main qui tremble devient consacrée,
On y découvre l'art, la forme et l'agencement,
Mais surtout, on y voit l'espérance restaurée.

Cette conviction perdue, ce brasier intime,
Qui transmue la rêverie en splendide réalité,
Accueillant l'élan d'un courage sublime,
L'esprit s'élança vers la communauté.

Les premiers partages furent déchirements,
Chaque parole livrée, engagement douloureux,
Mais vinrent les réponses, conseils bienveillants,
Offerts par des compagnons généreux.

Une assurance progressive, sève ascendante,
Calma la terreur qui régnait autrefois,
L'heure advint d'un défi, d'une offrande ardente,
Un récit jaillissant des souvenirs d'antan, des fois.

Sans quête obsédée de perfection absolue,
Le cœur seul dicta ce qu'il portait en germe,
Et ce fut le miracle, surprise inattendue,
Ces mots, nés vulnérables, trouvèrent leur terme.

Ils rencontrèrent l'écho, la reconnaissance,
Des lecteurs inconnus s'en emparèrent,
Moment de révélation, de transparence,
Quand l'effort sincère se voit célébré.

Le sanctuaire accueillit l'âme hésitante,
Lui offrant les outils de sa transformation,
Non par dogme rigide ou règle pesante,
Mais par l'encouragement et la communion.

Les compagnons de route, eux aussi créateurs,
Partageaient leurs doutes, leurs victoires,
Formant une chaîne de soutien, de chaleur,
Où s'écrivait ensemble une nouvelle histoire.

La solitude ancienne se dissipa lentement,
Remplacée par le sentiment d'appartenance,
À cette fraternité des chercheurs de sens,
Qui transforment le verbe en persistance.

Ces écrits, publiés, lus, chéris, honorés,
Par des âmes errantes qui s'y reconnurent,
Offrirent la compréhension tant espérée,
Le talent originel n'est que semence obscure.

Sans le travail constant, sans la bravoure,
Il demeure éternellement en potentialité,
Astre voilé attendant sa parure,
Pour révéler sa véritable clarté.

Grâce à l'instrument, à la patience,
Grâce à la correction et à l'exercice,
L'idée informe acquiert sa substance,
L'hésitation cède au bénéfice.

Le questionnement devient force génératrice,
L'obscurité s'estompe en rayonnement,
Ce qui n'était qu'esquisse, démarche initiatrice,
Se mue en périple vers l'accomplissement.

Les heures passées à polir les phrases,
À chercher le mot juste, la cadence idéale,
Ne furent plus torture mais douce emphase,
D'un artisan façonnant son idéal.

La discipline remplaça l'inspiration capricieuse,
Non pour l'étouffer mais pour la canaliser,
Comme l'eau qui devient force impétueuse,
Quand on lui donne un lit où s'harmoniser.

Les erreurs, jadis sources de honte,
Devinrent les marches de la progression,
Chaque faute corrigée, victoire qu'on raconte,
Étape nécessaire à l'élévation.

Les maîtres rencontrés, guides éclairés,
Ne jugèrent point mais accompagnèrent,
Révélant les beautés des textes inspirés,
Tout en montrant ce qui pouvait s'améliorer.

La lecture devint autre, plus profonde,
Analyse des structures, compréhension des rythmes,
Comment les grands auteurs façonnèrent leur monde,
Par la maîtrise patiente de leurs paradigmes.

L'écrivain comprit alors la vérité essentielle,
Que le génie seul ne suffit jamais,
Qu'il faut allier la flamme naturelle,
À la technique acquise par mille essais.

Les nuits de labeur, loin d'être stériles,
Devinrent rituels sacrés de création,
Moments où l'esprit, devenu plus habile,
Donnait forme aux plus folles conceptions.

Les personnages naquirent, complexes et vivants,
Les intrigues se tissèrent, cohérentes et fortes,
Les descriptions prirent vie, évocantes,
Ouvrant aux lecteurs mille portes.

Le style personnel émergea peu à peu,
Signature unique, voix reconnaissable,
 par imitation et par la compréhension des jeux,
Qui rendent un texte mémorable.

Les critiques reçues, constructives et franches,
Ne blessèrent plus l'amour-propre fragile,
Mais furent accueillies comme des planches,
Pour bâtir un édifice plus subtil.

La communauté offrit son trésor,
Expériences partagées, conseils avisés,
Formant un réseau de soutien fort,
Où les talents s'épanouissaient apaisés.

Les publications se succédèrent,
Chaque nouvelle œuvre marque de progrès,
Les lecteurs s'attachèrent, s'intéressèrent,
À cet auteur qui s'affirmait avec succès.

Mais plus que la gloire ou la reconnaissance,
Ce fut la joie de créer qui s'imposa,
Bonheur profond de donner existence,
À ce qui jadis n'était que voix basse.

Les histoires portèrent consolation,
Comme l'avait rêvé l'âme solitaire,
Touchant des cœurs par leur émotion,
Accomplissant le vœu le plus sincère.

La transformation fut complète et vraie,
De l'ombre tremblante à l'auteur assumé,
Non par orgueil mais par fidélité,
À ce qui demandait à s'exprimer.

Les montagnes qui virent naître le rêve,
Demeurèrent témoins de son éclosion,
Preuve que tout espoir qui persévère,
Trouve finalement sa réalisation.

L'auteur, désormais conscient de sa voie,
Revient au sanctuaire, non par besoin,
Mais pour y puiser l'eau qui nourrit la foi,
Et pour tendre la main à ceux du loin.

Car tout esprit, absolument, porte en son silence,
Un récit singulier, un cosmos inédit,
Il suffit parfois, pour qu'il prenne sens,
De l'audace immense de l'avoir dit.

Ainsi, ce refuge n'est point édifice ordinaire,
C'est une fraternité, un feu, un précipice,
Où l'on apprend à tomber pour mieux s'élever,
Où toute voix peut, enfin, trouver son office.

Qu'importent l'expérience, le passé, l'adresse,
Tout verbe mérite envol, tout don s'immortalise,
Dès que l'accompagnement, sage caresse,
Libère la plume pour qu'enfin, elle chante et s'éprise.

Le cycle s'accomplit, de l'élève au mentor,
De celui qui reçoit à celui qui transmet,
Perpétuant la chaîne des créateurs,
Qui transforment la peur en beauté parfaite.

Les nouveaux arrivants, tremblants et fragiles,
Retrouvent les mêmes doutes d'antan,
Mais désormais, une main habiles,
Les guide vers leur accomplissement.

L'auteur reconnaît en eux son reflet,
Cette fragilité qui fut la sienne,
Et par ses paroles, son exemple concret,
Prouve que la victoire advient.

Car il n'existe aucun talent prédestination,
Aucune grâce réservée aux élus,
Seulement des cœurs en quête de création,
Et le courage de ne point rester coi.

Les grimoires anciens qui révélèrent la voie,
Continuent leur œuvre silencieuse,
Attendant qu'une autre âme les voie,
Et entame sa métamorphose précieuse.

Le cercle s'agrandit, accueillant toujours,
Nouveaux conteurs, nouveaux rêveurs,
Formant une constellation d'amour,
Pour l'art d'écrire et ses profondeurs.

Les montagnes veillent, immuables gardiennes,
Abritant ces âmes en transformation,
Rappelant que la patience quotidienne,
Est la clé de toute réalisation.

L'encre coule, infinie et généreuse,
Portant les mots de génération en génération,
Chaque histoire devient parcelle heureuse,
Du grand récit de l'humanité en action.

Et quand vient le soir, apaisé et serein,
L'auteur contemple le chemin parcouru,
De l'ombre tremblante au créateur certain,
Grâce à l'audace d'avoir osé être vu.

Que cette histoire inspire toute âme créatrice,
Qui hésite encore sur le seuil sacré,
Qu'elle franchisse enfin ce cap, ce caprice,
Et découvre la joie de s'exprimer.

Car il n'y a pas de plus beau présent,
Que de libérer ce qui nous habite,
De partager avec les vivants,
Les trésors secrets de nos ermites.

Ainsi s'achève cette ode à la création,
À la patience, au courage, à la communion,
Puisse-t-elle résonner comme invitation,
Pour tous ceux qui portent une vision.

 

Encres stellaires

Âmes ouvertes à l'aube naissante, Esprits parés de clairs savoirs, Cœurs brillants où germent les lumières, Sages éveillés au pur discer...