lundi 10 novembre 2025

Humble richesse

Ici, nous déployons notre raison, patiente,
Pour accueillir du sens la douceur convalescente.
Nous voyageons,vrais, sur le sentier de la vie,
Sur les traces de notre logique assouvie.

Nous demandons : le passé nous rend-il justice,
Les nœuds que nous ouvre la soudaine lumière?
Ou ce monde,nous berce-t-il d'un air complice
Pour s'enfuir comme la rosée sur la pierre?

Ces vers deviennent alors un livre ouvert,
Nourrissant l'âme,sans détour, à cœur vert.
Ils révèlent dans les mots une lumière franche,
Où la vérité règne,sur un trône qui penche.

Et la mémoire n'atteint pas sa plénitude
Si l'âme ne consent à la solitude.
Ici nous commençons; c'est l'aube d'une essence,
Qui sera lue,puis fêtée en silence.

Ne sois pas dupe des apparences dorées,
Leur faste n'est que trompe éphémère et fanée.
Sois un appui pour la sagesse et la mesure,
Car elle est la clé qui ouvre toute ouverture.

Retiens ta colère, car l'esprit qui s'égare
Sous les coups de la fureur,tristement s'effare.
Repays le mal par un geste de tendresse,
Jusqu'à ce que de nous,la bonté soit maîtresse.

Et si le monde autour de toi se resserre,
Dis,avec la foi sincère : "Mon Dieu me suffit !"
Fuis la vaine curiosité,fardeau de pierre,
Qui mène au sommet par un sentier glissant.

Préserve ton oreille des rumeurs infondées,
Combien d'écoutes,par des mots, furent saccagées.
Ne laisse pas un cœur qui s'appuie sur ton être
Vers ton âme une voie hostile à jamais naître.

Si les langues médisent, choisis le silence,
Dans l'adversité,c'est ta noble défense.
Méfie-toi des mondes et de leurs artifices,
Qui corrompent les cœurs avides, est complices.

Sois pour le bien un temple, une haute demeure,
Que ne souillent jamais l'ignorance ou le leurre.
Agis avec justice,sans peur et sans reproche,
Insensible à l'appât de l'argent qui reproche.

Détourne les yeux d'un monde qui dépouille
Le sens de son essence,comme on brise une feuille.
Car le temps dérobe,d'une main prompte et sourde,
Les rêves que nous faisons,puis il nous abandonne.

Nous voici, ayant cueilli la fleur de sagesse,
Et fait de ses leçons une humble richesse.
Des nuits ont passé sur le chemin de notre quête,
Polissant le sens,puis se rangeant en fête.

Nous avons à ce monde adressé la question,
Et par une recherche vraie,trouvé justice.
Nous avons,en nos pas, cherché la proportion,
Pour traverser la vie avec grâce et délice.

Un retour vers les cimes nous appelle,
Rien n'est plus beau qu'une marche toujours fidèle.
Une lumière en notre for intérieur a lui,
Se manifestant en pas penchés vers l'autrui.

Et nous marchons sur le sable de la patience,
Renouvelant pour l'avenir, lien et confidence.
Ainsi notre pas clôt un chapitre d’une vision,
Et demain s'ouvrira,pour la raison, à profusion.

 

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