dimanche 28 décembre 2025

Cadence franche

La mer, au long des golfes diaphanes,
Renaît soudain de songes diaphanes,
Et dans l’écume aux frissons argentés,
Ravive un temps de jeux ensorcelants.

Il fallut, d’accords naissants et tendres,
Un souffle d’amour, des présents si chers,
Pour que naquît, sous la plume hardie,
Une mémoire à jamais épanouie.

La mère, d’un geste, ouvre les pages,
Peignant l’éclat des anciens paysages ;
L’enfant, poète à son tour, s’enflamme,
Revivant ces œuvres, il en proclame :

« Ô joie ! » s’écrie l’écho du passé,
Ce refrain vif où le bonheur a passé ;
Par ses jeunes ans l’écrit emporte
Un rire franc, un charme qui l’emporte.

Ainsi renaît, tel un souffle léger,
L’échange pur des ans passagers,
Où rires et pleurs tissent leur trame,
Conte vécu, reflet de notre âme.

L’intime alliance, tendresse et humour,
Offre au passé son éternel retour ;
Et ce voyage aux reflets continue :
Chacun retrouve l’heure qu’il voulut.

Enfance, source d’ombres et de lumières,
Berceau des songes, des peines, des prières,
Tu es le miroir de nos sphères lointaines,
Le guide sûr où s’apaisent nos haines.

Douce France, ô douce terre aimée,
Sous tes cieux clairs l’art est charmé ;
À travers tes refrains, la mémoire penche,
Le passé revient en cadence franche.

À toi, Trenet, chanteur de l’éphémère,
Poète des cieux et des vastes mers,
Ton verbe s’élève en refrain serein,
Gravé pour toujours dans l’écrit souverain.

L’enfance profonde, à jamais vivante,
Traverse le temps, douce et mouvante ;
Elle chante en nous, par-delà les âges,
Don sacré, ouvrage, ultime message.

Que ces vers soient l’humble hommage
À toi qui portes le doux témoignage
D’une voix pure, d’une plume inspirée,
Le souvenir des jours réinventés.

Puisque de l’amour naît l’écrivain,
Rêvant des jours où tout fut sien,
À la source claire de ses jeunes années
Il grave l’éternel par ses destinées.

Ô douce mère, ô complice du passé,
Ton appel tendre a tout ranimé ;
D’un cœur à l’autre, la vie s’embrase,
Portant le doux fardeau qu’elle éclaire.

Et nous, lecteurs, au seuil de vos mots,
Trouvons le reflet de nos échos ;
Dans ce jardin où chantent les heures,
Naît une paix, source des bonheurs.

On les dit anges aux ailes déployées,
Ces êtres sensibles par l’amour tissés,
Qui, d’un regard, d’un geste de tendresse,
S’élèvent vers l’éther avec noblesse.

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