Sous la lumière tamisée des mots, cette demeure poétique vous invite à un voyage au cœur de la langue française — Ici, la poésie n’est pas seulement écrite : elle se vit, elle se goûte, elle s’écoute. Laissez-vous porter par la cadence des vers, par la musique secrète des phrases, et par cette alchimie subtile où la pensée devient art. Bienvenue dans un jardin de poésie, un lieu où l’âme s’éveille au sens du verbe.
samedi 1 novembre 2025
vendredi 31 octobre 2025
Parfaite présence
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L'aube naissante irise l'immense cosmos, Où la parole abdique son imposant chaos ; Dans le ciel infini où s'établit le repos, Le mutisme profond enfante un noble pathos. Le grand univers se tait en sa pure essence, Les astres, loin de nous, communient en absence ; L'esprit goûte l'auguste et douce quiescence, Et le cœur enfin trouve sa parfaite présence. À l'orée des royaumes aux accents taciturnes, Où l'élocution s'éteint pour devenir nocturne ; S'évanouissent le bruit et les clameurs diurnes, Et la sagesse apparaît, sans ombres ni rancunes. Par l'abstention sereine des paroles futiles, S'élève un art subtil, ancestral, fertile ; Loin des discours vacants, des propos stériles, Se révèle un trésor immémorial et utile. Les syllabes s'effacent, légères et s'estompent, Le verbe s'incline quand les ferveurs se rompent ; Ce ne sont plus les pensées qui le flot interrompent, Mais un silence grave où les vertus triomphent. Au cœur de l'ineffable et divine quiétude, Où se révèle l'esprit en sa pleine plénitude ; Prend racine et grandit une noble aptitude, Un savoir pur et rare, exempt de décrépitude. Au panthéon secret des vertus immuables, Le non-dit se révèle, ô forces inestimables ! Forgeant des pouvoirs d'âme inaltérables, Voués à l'éternelle paix, douces et affables. Une force nouvelle émerge, subtile et vive, De ces instants où la langue demeure captive ; Une puissance native, sereine et massive, Que nulle adversité ne saurait rendre nocive. Les vaines altercations aussitôt s'évanouissent, Face à la réserve où les esprits s'établissent ; Les adversités promptement s'amoindrissent, Devant ce rempart d'âme qui sans cesse grandit. Ce vide apparent devient l'entière complétude, Lacune fertile source de rectitude ; Engendrant en l'esprit la sublime amplitude, Qui transforme l tout l'être avec exactitude. La majesté du calme, unique et véridique, S'affirme en souveraine, auguste et authentique ; Une présence d'être, noble et presque mythique, Qui élève la pensée vers le magnifique. La modestie trouve en cela sa noble alliée, En cette absence de vaine clameur liée ; C'est une union sacrée, à jamais publiée, Formant une ardeur pure et à jamais amplifiée. L'être distrait voit sa route ainsi barrée, Par ce mur invisible que l'orgueil a ignoré ; Sa machination aussitôt est égarée, Son influence au loin doucement séparée. Quand les mots se tarissent et que la voix s'apaise, La vérité émerge, enfin simple et prisée ; Les vaines disputes se trouvent enfin brisées, Laissant place à la paix, noblement avisée. L'esprit obtient sa juste et profonde récompense, Lorsqu'il embrasse ce vide, immense et intense ; Une victoire, un savoir, une vive reconnaissance, Qui transcende l'ordinaire avec sa pure présence. Le monde s'avance vers l'horizon sans fin, La vie persiste et jamais ne renie son destin ; Le temps présent offre un trajet toujours béni, L'existence déploie un trésor mieux garnie. L'attention est portée aux menues tracas, Au trajet ardu, aux petits fracas ; La mèche est courte, insignifiants sont les cas, L'agenda est rempli d'une course au trépas. Des obligations s'accumulent sans fin, Croyant l'horizon serein, seul et souverain ; Le temps s'écoule, certain, pur et cristallin, Alors que l'âme en nous demeure enfantine. Puis survient cet instant, léger messager, Qui évoque la condition sans jamais juger ; La fin apparaît, simple, sans danger, Rappelant notre place, nous poussant à changer. L'appel céleste résonne, sans nulle prétention, Les phrases se brisent : un être admire part ; La mère quitte l'enfant, sans aucune départ, Une lueur s'éteint, changeant notre position. Une lueur s'efface, emportant à jamais, Un fragment précieux de nos anciens chemins ; Le cœur vacille, face aux lendemains incertains, Devant cette obsolescence, qui nous rappelle l'aimé. Les promesses arrivent, naturelles et belles, De ne plus ajourner les vigueurs éternelles ; De vivre pleinement, ainsi que les sybilles, D'embrasser cet instant aux splendeurs actuelles. Jurer d'abandonner les vaines futilités, S'affranchir des illusions, aux nobles vérités ; Rejeter les contrôles et les fausses libertés, Pour épouser l'éclat des véritables félicités. Affirmer le choix des éclats les plus radieux, Qui guident vers la source de l'authentique grâce, Loin des ombres néfastes qui dérobent leur trace, Obscurcissant l'appel du chemin précieux. Mais l'existence, magicienne inspirée, Reprend inexorablement sa première contrée ; Les urgences factices, toujours empirées, Reviennent sans cesse, ardeur admirée. À nouveau, le trajet laborieux reprend, Devient l'obstacle vain, toujours mystérieux ; La coiffure imparfaite, les soucis ennuyeux, L'agenda déborde, le devoir nous surprend. Jusqu'à la prochaine évocation, sage, Qui viendra secouer le cœur de sa torpeur ; Ramenant à l'essentielle et unique page, De vivre chaque heure avec profondeur. Et si cette fois, promesse sincère, Les engagements restaient à jamais prospères ? Si l'aube apportait une joie singulière, Matin après matin, pure et douce atmosphère ? Non par serments abstraits, vains et illusoires, Mais par des actes concrets, dignes et notoires ; Un regard affectueux, un écho de victoires, Une dégustation calme, de simples gloires. Une déclaration d'amour, purement spontanée, Une étreinte sans faille, sincèrement intentionnée ; Une présence de l'âme, jamais éloignée, Loin de toute prétention, humblement étonnée. Car nulle amnésie n'est plus cruellement fatale, Que celle oubliant l'essence profonde et vitale ; Et nul hommage n'est plus absolument total, Que vivre intensément l'heure actuelle. Pour honorer ceux qui partent, le cœur vaillant, Embrasser l'instant sans jamais faire d'écarte ; Ici-même, maintenant, sans feindre ni d'art, Sans simuler un être, ni être fuyant. Une pensée délicate et profondément altruiste, Pour ces parents partis trop tôt, sans vite ; À progénitures, le sort est triste, Laissés orphelins sur leur site. Et pour ces enfants qui ont grandi soudain, Devant mûrir trop vite face au destin ; Portant en leur cœur, le chemin incertain, L'écho d'un amour à jamais lointain. La présence aimée est devenue absence, Mais elle n'est jamais réduite au silence ; Car l'affection du cœur transcende l'essence, Et survit à l'épreuve de toute sentence. La félicité réside en la sage patience, Au-delà des convoitises, la pure conscience ; Mais au cœur d'un repas, la noble science, Savourant l'instant, source de résilience. Apprécier ce que la vie au fond propose, Le secret maintes fois simplement exposé ; Loin des artifices dont on est enlacé, Le bonheur simple et vrai, humblement composé. Accueillir avec grâce les présents, L'univers offre sa générosité ; Goûter l'ampleur unique des instants, Vibrer au son profond de la véracité. Mélodie céleste, rythmique idéale, Où s'accorde une gratitude intégrale ; Quelle symphonie sublime et générale, Quand l'esprit s'ouvre, en joie magistrale ! Les trésors véritables nous attendent, Nichés au cœur de l'ordinaire, ils transcendent ; Loin des apparences vaines qui prétendent, Scintille l'orbe simple que les jours nous rendent. Cantique éternel, refrain immortel, Fredonné aux aurores, de teinte pastel ; Un air si pur, unique et originel, Éveillant résonances, pur et naturel ! Béatitude trouvée sans jamais nulle recherche, Au détour d'un sourire, à l'ombre d'une perche ; Le contentement n'attend aucune démarche, Mais un sol fertile exempt de toute écorche. Opulence de simplicité, fine harmonie, Richesse d'authenticité, douce symphonie ; Splendeur de sérénité, rare léonie, Grandeur ludique de l'âme, pure euphonie. L'hymne jubilant résonne de tout son fort, Retentit jusqu'aux confins, source de confort ; Nulle richesse amassée ne vaut cet effort, Qui apporte à l'esprit un durable réconfort. L'existence entière offre sa mélodie ; Il faut ouvrir l'oreille attentive et hardie, Pour saisir cette secrète psalmodie, Qui guide l'âme vers la joie infinie. |
Paysage Retrouvé
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Sur le bord solitaire où l'ombre se déploie, Ton visage apparaît, vision spectrale et brève ; Au-dessus d'un paysage où le temps s'achève, Baigné des clartés d'une éternelle voie. L'austère solitude étend son vaste empire, Espace sans limite où les chemins s'inclinent, Accessible au couchant où les feux se dessinent, D'une ardeur tourmentée que rien ne peut éteindre. Les cieux se montrent, grands, sans fond et mesure, Abyssaux, mais sublimes dans leur muet repos ; Ils s'étendent arides sur la cime des monts, Argentés, spacieux, vastes sur la nature. Ils argentent les valleys, profonds et d'un vert doux, Sous le voile azuré des brumes éternelles ; Arrosés par l'écume des vagues nouvelles, Qui agitent leurs lits au rythme des remous. Un aperçu fugitif, aérien et léger, Atteignant l'altitude que l'esprit veut parfaire ; Abstrait et contemplatif, libre de toute terre, Une image sans poids que l'âme vient songer. Alourdis par l'attente, les horizons brûlants Soupirent vers les saisons, fugaces et changeantes, Vers les heures inconstantes, toujours renaissantes, Où la nature apporte un doux ou triste élan. Passé le rubis clair de la première aurore, Suspendus aux ravins, abrupts, sombres et droits, Ils s'arrêtent, éperdus, observant nos émois, Comme de vieux monuments dont l'âme se décore. Antiques sont les pierres, farouches et agrestes, Alertes, elles effarouchent le regard simplement ; Les arbres majestueux au port voluptueux, S'alignent sur le rivage, amenuisés des gestes. Diminués par l'art du temps qui nous poursuit, Le soleil monte, arc-bouté, arborant sa couronne ; Il affirme son pardon aux soirs qui s'étonnent, Et rassemble les ombres qui amplifient la nuit. Il abolit le bruit, accepte le passage, Avertis par le temps, apaisés par l'absence ; Ils s'arrêtent en silence, gardant leur constance, Aux confins du ciel bleu, loin du dernier rivage. Ancrés sur cette pierre, unis dans le moment, Avons-nous vu l'astre fier, voilé, puis englouti Par la terre, quand l'ombre a tout enseveli, Bien qu'il revienne à l'âme, ardent, profondément. Approchant l'horizon, il avive nos pensées, Attachant nos traverses au fil de nos frissons ; Assis face à soi-même, admirant les saisons, Goûtant à tous ces jeux aux accents de poèmes tissés. L'étranger vient : « Accueille l'être que tu es, Assume ton secret avec une force honnête ; Sois attentif au danger qui s'élève et t'arrête, Et fais face au présent, né des jours oubliés. » Les visages accourent, puis s'enfuient sans retour, Abandonnant celui qui en poursuit la trace ; Affirmer sa nature amène l'adversité, Mais l'espace attend, vide de tout autour. Il attend l'espace vide, allégeant l'affliction, Apportant l'attention aux solitudes avides ; Accueille qui demeure auprès de ton cœur humide, Admire qui répond au juste appel du ton. Accepte les départs, admets l'éloignement, Que l'avenir advienne, sans attendre de but ; Assemblés par essence après le long tribut, Les Amis viennent, noble et secourable présence. Adossés l'un à l'autre, unis par le destin, Affrontant les efforts qui accentuent le nôtre ; Achevant les distances de l'un et de l'autre, Atteignant l'infini, apaisant les chagrins. Avance en ton parcours, affronte les batailles, Aborde les murailles, n'hésite pas à appeler ; Apprivoise tes craintes, accrois ta volonté, Apprends la persistance, accepte sans entrailles. Abandonne complainte, admets ton héroïsme, Abolis le pessimisme, affranchis-toi des feintes ; Achève ta quête, armé de douces atteintes, Aguerri par l'orage, acquis par le mysticisme. Assouplis ta pensée, adoucis ton regard, Avive ton espoir, affirme ta percée ; Acquiers la victoire, appréciant la denrée, Acceptant ton ouvrage, annonçant ta part. Note tes progrès accomplis par l'effort, Attestant ton trésor, ton accumulé secret ; Assis dans le silence, tu affrontes le décret, Linceuls, angoisse et violence, aux portes de la mort. Avise ton exploit, acclame ton labeur, Apaise ta frayeur, appréciant ta foi claire ; Articule tes forces, reconnais ton mystère, Ajuste tes faiblesses, arrête ta douleur. Allège tes tourments, appréciant ton chemin, Achevé sous l'orage, adapté avec l'âge ; Autorise ta joie, amplifie ton rire sage, Affirme ton désir, guide par ta main. Appelle la victoire, assure ton bonheur profond, Arrête ta souffrance, apprécie ta gloire ; Avéré sans égal, admis dans l'histoire, Acclamé sans effort, aperçu au plafond. Atteste ton triomphe, amorce renaissance, Avertis ta constance, abrège ta défaite ; Avalant l'amertume, la tristesse est soustraite, Acceptant ton jardin arrosé par l'essence. Aperçois l'aurore au seuil de ton réveil, Applaudis le soleil après la nuit sans teinte ; Accepte qui tu es, achève sans contrainte, Affirme ta valeur, assemble tes merveilles. Accrois tes sentiments, accède au vrai bonheur, Advient ton propre poids, assuré sur tes flancs ; Avance lentement, attentif aux élans, Atlas portant l'azur, assistant sans clameur. Arrive l'abandon, accouru vers ton sein, Affamé, incertain, asséché, sans excuse ; Absorbé par autrui, quand ta force se brise, Aspire à ralentir, accorde-toi le soin. Atteint par l'épuisement, allège ton fardeau, Apprends de nouveaux mots, avale ton tourment ; Accorde-toi tendresse, arbore ton besoin, Apaise ta détresse, élevant un flambeau. Avive ton futur, accordé à ton goût, Amplifié partout, acclamé, toujours pur ; Avec patience étrange, apparaît le mur, Accordée, méritée aux cœurs qui sont debout. Arrive compréhension, accepte sans clameur, Approuve qui proclame et apporte attention ; Accueille qui connaît, admire ton essence, Aperçois ta présence, affi rme ton leurre. Accorde ta confiance, approche qui comprend, Apprécie ton rang, achève ta souffrance ; Admets la patience, accorde ton absence, Attends les justes mots, avivant ton présent. Accorde ton silence aux paroles d'autrui, Accepte qu'aujourd'hui s'annonce ta chance ; Amorce ton attente, accrois ton espérance, Apprends la tolérance aux heures sans abri. Achève ton parcours, avance pas à pas, Aligne ton compas, attends les bons retours ; Analyse les cœurs, attentif aux atours, Apprécie intentions, accomplis ton trépas. Anticipe bonté, acquiers la patience vive, Acclame la présence aux instants enchantés ; Avise qui demeure, apporte sans compter, Annonce vérité aux rythmes de tes rives. Aménage ton espace, accueille qui te voit, Aperçoit ton talent, admire avec audace ; Accède à la place accordée par la grâce, Aux frontières du temps où renaît ton effroi. Apparaît ton visage, abrité par l'orage, Accepté franchement, ajoutant au mystère ; Assume ta profondeur, attends avec prière, Aux portes du secret, achevant ton ouvrage. |
Encres stellaires
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