Ô toi, dont le cantique parcourt les routes lointaines Répandant les reflets de contemplation pure Convoyant en sa course le murmure perspicace Qui attendrit le cœur du pèlerin désorienté
Tu élèves vers la vallée un hymne confiant L'aurore des matins demeure la destinée véritable Conjuguant le triomphe avec l'éveil des consciences Tels deux chapitres d'un mystère manifeste
Tu déploies sur l'horizon la grâce dépouillée Où se déversent les arcanes du vrai, du sublime Ranimes en les poitrines la fierté primordiale Rendant au songe altier sa félicité sans bornes
Tes accents traversent les âges, inépuisables Portant aux confins des terres la sagesse ancienne Révélant aux mortels les vérités enfouies Sous les voiles épais de l'ignorance ordinaire
Tu éveilles en nous la nostalgie des origines Cette soif inextinguible de transcendance Guidant nos regards vers les cimes éternelles Où résident les secrets de la destinée humaine
Tes paroles distillent la quintessence des jours Récoltant la moisson des expériences vécues Transformant les labeurs en perles précieuses Qui ornent le front de ceux qui persévèrent
Tu insuffles aux fatigués une vigueur nouvelle Relevant les échines courbées par les fardeaux Offrant aux épuisés la promesse d'un repos Après les tribulations du périple terrestre
Tes versets résonnent aux quatre horizons Franchissant les montagnes, les vallons, les mers Apportant aux exilés le réconfort suprême De savoir qu'ils ne marchent point abandonnés
Tu célèbres la magnificence de l'existence Avec ses joies fulgurantes, ses peines profondes Enseignant que toute épreuve porte en germe La promesse d'une métamorphose glorieuse
Tes syllabes caressent les fronts inquiets Apaisant les tourments des esprits agités Versant sur les blessures le baume réparateur D'une espérance qui ne connaît point de déclin
Tu proclames la dignité de toute créature Sa capacité innée à s'élever vers les hauteurs Malgré les entraves, malgré les obstacles Qui jalonnent le parcours vers la plénitude
Tes accords harmonieux célèbrent l'unité Cette parenté secrète qui relie tous les vivants Révélant que nous sommes les fils d'une même terre Les héritiers d'une même promesse de grandeur
Tu conjugues en ton sein les contraires apparents La force avec la tendresse, la rigueur avec la clémence Prouvant que la vérité embrasse les paradoxes Et se rit des limites étroites de la raison
Tes paroles gravent en nos mémoires fragiles Les préceptes immortels de la sagesse antique Ces vérités simples que nos cœurs reconnaissent Avant même que l'intelligence ne les déchiffre
Tu demeures à jamais le refuge des chercheurs Cette fontaine intarissable où s'abreuvent les assoiffés Ce phare inébranlable qui guide les navigateurs À travers les tempêtes vers le port de la sérénité |
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