samedi 8 novembre 2025

Sol ineffable

Le temps s’irise sur les terres d’élection,
Les orbites parfaites de l’astre tutélaire,
Les saisons déploient leur chatoiement sans fin,
Sur ce territoire neuf, pourtant si familière. 

L’ailleurs se mue en foyer au fil des lustres clairs,
Les racines s’ancrent en un sol ineffable,
Les visions d’antan, doucement transmuées,
Par ce regard pérégrin, désormais affable.

Le florilège des matins azurés sur les façades,
Les après-midis opales aux terrasses lyonnaises,
Soirs pourpres derrière les collines provençales,
Les nuits sereines sur les plages atlantiques.

Le langage devient une harmonie quotidienne,
Les mots jadis cryptiques sont désormais limpides,
Les phrases s’égrènent, fluides et spontanées,
Pensées naviguent entre idiomes entrelacés.

L'essor de l'âge s’exalte au détour des sentiers,
Le passé s’estompe, nimbé d'une douce clarté,
Le présent s’impose, vif et intensifié,
Le futur s’ourdit par ce prisme sublimé.

Les visages rencontrés au hasard des rues,
Les amitiés forgées par-delà les frontières,
Les cœurs qui se lient dans une concordance pure,
Âges qui s’écoulent en harmonies plurielles.

Le palimpseste des sens content leurs chroniques,
Monuments témoignent des époques révolues,
Les pavés lustrés par tant de pas antérieurs,
Chemins ancestrals menant vers l’horizon.

La gastronomie locale éveille les papilles,
Les saveurs inédites deviennent ambroisie,
Les tables partagées créent liens indéfectibles,
Les repas s’éternisent en moments précieux.

L'hymne à la joie imprègne, subtil et omniprésent,
Musées regorgent de trésors inestimables,
Les ruelles inspirent poètes et aèdes,
Les places vibrent sous les notes euphoniques.

Saisons marquent les empreintes cycliques,
Les frimas cristallins aux arbres dénudés,
Les printemps aux bourgeons innombrables,
Les étés opulents et automnes flamboyants.

La renaissance surgit en vagues bienveillantes,
Les souvenirs lointains refont surface apaisés,
Les contrastes variables s’harmonisent,
Ponts entre deux rives se construisent doucement.

Les années transforment l’étranger en citoyen,
Les habitudes nouvelles deviennent axiomes,
Rituels adoptés semblent avoir toujours existé,
Repères s’établissent sur ce cénacle d’accueil.

L'identité florissante, complexe et enrichie,
Perspectives s’élargissent, multiples et profondes,
Les certitudes d’antan se teintent de nuances,
Questions essentielles trouvent réponses variées.

Le temps se mesure autrement sur ces terres,
Les heures s’étirent lors des repas conviviaux,
Les journées s’enchaînent au rythme des saisons,
Les années s’accumulent, précieuses et fugaces.

L'épilogue lumineux, ces moments écoulés,
Ces instants innombrables gravés en mémoire,
Ces métamorphoses, subtiles ou marquées,
Ces expériences vécues sur le sol d’adoption.

L’espérance fleurit tel le bourgeon en février,
Prémices subtiles annonçant le printemps,
La nature s’éveille, commence à respirer,
Promesse renouvelée après toute voie close.

L’adaptation forge une identité nouvelle,
Ni tout à fait étrangère, ni vraiment locale,
Une existence unique, riche et plurielle,
Un parcours singulier, précieux, capital.

L’essentiel demeure cette capacité,
À percevoir beauté sous apparence banale,
À cultiver constante curiosité,
À célébrer l’existence, unique et capitale

 

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