Le pas chemine sur une onde affaiblie, Au cœur du dire, sous un ciel de fierté. Les mots, polis, révèlent une conduite Comme la pluie ranime l’antiquité.
Le sens, caché sous la lettre première, Demeure astre au sein de la nuit obscure ; On en tresse un collier de pierre claire Pour l’esprit et le cœur, double nature.
Qu’une lecture cherche intelligence Et goûte au trait la grâce contenue ; Ceci n’est qu’un dépôt de confiance Que l’encre trace avec lignes de nues.
En chaque vers, une source féconde, Un parfum de croyance exhalé, Une phrase au flux pur comme une onde Qui désaltère un regard éclairé.
Si l’on voyait l’âme ainsi parée Du secret du serviteur et du mystère, Et qu’on s’approche du vrai, éploré, La tendresse submerge la terre.
Retour à l’amour enclose et profonde, Entre les murs intimes, en secret ; Là s’expose une plainte au monde, Qui vivifie sans mesure ni arrêt.
Offre un sourire aux roses : la vie Est un pré verdoyant sous ton passage ; Sème ta clarté sur l’ombre, infinie, Lumière dissipant le voile des âges.
Persévère dans le nom du Très-Haut, Par qui les cœurs demeurent inondés ; Son orient luit à l’horizon haut, Brillant d’une rosée de clartés.
Que la foi donne ce qu’elle a de limpide, Les battements livrent les arcanes ; Prie par ce cœur jamais rassasié Que du chant des aubes diaphanes.
Les jours sont fleurs épanouies À l’ombre de la joie et du guide ; Porte ce flambeau qui dénoue Les ténèbres du songe et du vide.
Le durable ne manque point si Le pied s’ancre au flux des mers ; La constance est la clé ici En tout ciel où l’aube éclôt, amer.
La marche sur la route unie S’orne d’un pacte sur le temps ; Le soutien, en toute harmonie, Offre sans fin dons éclatants.
Heureux qui garde en son allure La juste voie, fuit les souillures, Et pare son sein d’une ardure Où s’ouvrent grandes les serrures.
Suis dans le gouffre existentiel La voie d’affection ; tu cueilleras L’apaisement en ton cœur fier, Et tu offriras l’éclat du vrai Marchant sur le cours assuré.
La clairvoyance enfante paix Et enracine le sens sans ordre ; Cultive son fruit que tu pais De patience et d’élan concorde.
Les lueurs d’un Seigneur prodigue Guident les pas du scrutateur ; Son lustre, dans le siècle, brigue Un ciel orné de splendeur.
Ce poème est une coulée d’ambre Où les accents en l’ouïe expirent ; Il va, sur le rythte du chambre, Allumant des feux sur la lyre.
Il respire ses fleurs en un pré Où l’expression et le son croissent, Se pose sur des cœurs altérés Comme une ondée en champs qui boivent.
Louange à Toi qui mis au verbe un charme, Et tissas de clarté ses métamorphoses ; Tu fis de mes dire un miroir calme Montrant beauté, dévoilant choses.
Quand s’achève son cours, qu’on sache Qu’il reste un air aux plis des ans, Ou tel passage vers un espace Sous le zénith ou l’aube en essor.
La plume a chanté dans le livre Et posé son camp en ton refuge ; Je la laisse aller vers tout givre, Rare de sens, baume du lierre.
Le secret de durer est écrit Dans une alliance à l’aura franche ; Clôt ainsi le trajet du dit, Visant le faîte et la perche. |
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