mardi 30 décembre 2025

L’Imparfaite Perfection

Car elle est l’imparfaite perfection,
Une secrète et douce mélodie,
Ton port d’attente, et ton horizon,
Où la raison rencontre la vie.

Et si parfois gronde au loin l’orage,
N’oublie point qu’après l’ondée,
Le soleil, éternel témoin sage,
De l’amour profond darde l’idée.

On n’attend point le bonheur coffret,
On ne le poursuit d’une haleine vaine ;
Avec un rien, avec un secret,
Un pas, un mot, une humble amorce humaine.

Artisanal, ce bonheur fragile,
Si faible en apparence, et pourtant fort,
Il ne tient à rien, mais se rallie
Au seul ciseau qui lui donne essor.

En ce dernier jour, l’année s’envole,
Emportant soucis, peines, regrets ;
Mais l’espoir renaît, comme l’aurore,
Le plus beau reste près, jamais assez.

Sous les froids étoiles de décembre,
Une clarté pénètre nos cœurs,
Murmure : Avance sans rien craindre,
Le plus beau de nos jours est ailleurs.

Ainsi, en ce jour où tout s’achève,
Gravons dans l’âme cette clarté :
Parfois l’instant porte un doux rêve,
Amour sincère pour l’éternité.

Chéris ces instants, bijoux de l’heure,
Cueille ton sourire, fleur de hasard ;
L’avenir s’illumine et s’effleure,
Ton cœur bat au rythme du regard.

Si l’orage au loin gronde encore,
Souviens-toi qu’après la tourmente,
Le soleil danse, et tend l’aurore,
Un éclat blanc que l’ombre augmente.

Ainsi va la vie, belle et fragile,
Poème écrit au livre des ans ;
Aime sans réserve, aime avec zèle,
C’est du feu que naît le diamant.

Et si ton pied trébuche en la route,
Souviens-toi de ces trois clartés :
Le courage dont demain s’ajoute,
La sincérité des cœurs cantés ;

Garde ton cœur, surveille tes phrases,
Fuis la vanité, l’oisiveté ;
Ton choix décide où tu te phrases,
Vers la lumière ou l’obscurité.

Tu ne peux tout plier à ton glaive,
Mais ton regard change l’alentour ;
Sous l’épreuve, une force s’élève,
Et s’épure à l’aube du jour.

Marche donc, d’une foi légère,
Vers l’horizon encore inconnu ;
Le bonheur est une humble lumière,
Un trésor vivant que tu as nu.

On n’attend point le bonheur semé,
On ne court après son ombre même ;
Il se savoure à l’instant aimé,
Avec trois fois rien, quand l’âme aime.

 

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