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Sur le bord solitaire où l'ombre se déploie, Ton visage apparaît, vision spectrale et brève ; Au-dessus d'un paysage où le temps s'achève, Baigné des clartés d'une éternelle voie. L'austère solitude étend son vaste empire, Espace sans limite où les chemins s'inclinent, Accessible au couchant où les feux se dessinent, D'une ardeur tourmentée que rien ne peut éteindre. Les cieux se montrent, grands, sans fond et mesure, Abyssaux, mais sublimes dans leur muet repos ; Ils s'étendent arides sur la cime des monts, Argentés, spacieux, vastes sur la nature. Ils argentent les valleys, profonds et d'un vert doux, Sous le voile azuré des brumes éternelles ; Arrosés par l'écume des vagues nouvelles, Qui agitent leurs lits au rythme des remous. Un aperçu fugitif, aérien et léger, Atteignant l'altitude que l'esprit veut parfaire ; Abstrait et contemplatif, libre de toute terre, Une image sans poids que l'âme vient songer. Alourdis par l'attente, les horizons brûlants Soupirent vers les saisons, fugaces et changeantes, Vers les heures inconstantes, toujours renaissantes, Où la nature apporte un doux ou triste élan. Passé le rubis clair de la première aurore, Suspendus aux ravins, abrupts, sombres et droits, Ils s'arrêtent, éperdus, observant nos émois, Comme de vieux monuments dont l'âme se décore. Antiques sont les pierres, farouches et agrestes, Alertes, elles effarouchent le regard simplement ; Les arbres majestueux au port voluptueux, S'alignent sur le rivage, amenuisés des gestes. Diminués par l'art du temps qui nous poursuit, Le soleil monte, arc-bouté, arborant sa couronne ; Il affirme son pardon aux soirs qui s'étonnent, Et rassemble les ombres qui amplifient la nuit. Il abolit le bruit, accepte le passage, Avertis par le temps, apaisés par l'absence ; Ils s'arrêtent en silence, gardant leur constance, Aux confins du ciel bleu, loin du dernier rivage. Ancrés sur cette pierre, unis dans le moment, Avons-nous vu l'astre fier, voilé, puis englouti Par la terre, quand l'ombre a tout enseveli, Bien qu'il revienne à l'âme, ardent, profondément. Approchant l'horizon, il avive nos pensées, Attachant nos traverses au fil de nos frissons ; Assis face à soi-même, admirant les saisons, Goûtant à tous ces jeux aux accents de poèmes tissés. L'étranger vient : « Accueille l'être que tu es, Assume ton secret avec une force honnête ; Sois attentif au danger qui s'élève et t'arrête, Et fais face au présent, né des jours oubliés. » Les visages accourent, puis s'enfuient sans retour, Abandonnant celui qui en poursuit la trace ; Affirmer sa nature amène l'adversité, Mais l'espace attend, vide de tout autour. Il attend l'espace vide, allégeant l'affliction, Apportant l'attention aux solitudes avides ; Accueille qui demeure auprès de ton cœur humide, Admire qui répond au juste appel du ton. Accepte les départs, admets l'éloignement, Que l'avenir advienne, sans attendre de but ; Assemblés par essence après le long tribut, Les Amis viennent, noble et secourable présence. Adossés l'un à l'autre, unis par le destin, Affrontant les efforts qui accentuent le nôtre ; Achevant les distances de l'un et de l'autre, Atteignant l'infini, apaisant les chagrins. Avance en ton parcours, affronte les batailles, Aborde les murailles, n'hésite pas à appeler ; Apprivoise tes craintes, accrois ta volonté, Apprends la persistance, accepte sans entrailles. Abandonne complainte, admets ton héroïsme, Abolis le pessimisme, affranchis-toi des feintes ; Achève ta quête, armé de douces atteintes, Aguerri par l'orage, acquis par le mysticisme. Assouplis ta pensée, adoucis ton regard, Avive ton espoir, affirme ta percée ; Acquiers la victoire, appréciant la denrée, Acceptant ton ouvrage, annonçant ta part. Note tes progrès accomplis par l'effort, Attestant ton trésor, ton accumulé secret ; Assis dans le silence, tu affrontes le décret, Linceuls, angoisse et violence, aux portes de la mort. Avise ton exploit, acclame ton labeur, Apaise ta frayeur, appréciant ta foi claire ; Articule tes forces, reconnais ton mystère, Ajuste tes faiblesses, arrête ta douleur. Allège tes tourments, appréciant ton chemin, Achevé sous l'orage, adapté avec l'âge ; Autorise ta joie, amplifie ton rire sage, Affirme ton désir, guide par ta main. Appelle la victoire, assure ton bonheur profond, Arrête ta souffrance, apprécie ta gloire ; Avéré sans égal, admis dans l'histoire, Acclamé sans effort, aperçu au plafond. Atteste ton triomphe, amorce renaissance, Avertis ta constance, abrège ta défaite ; Avalant l'amertume, la tristesse est soustraite, Acceptant ton jardin arrosé par l'essence. Aperçois l'aurore au seuil de ton réveil, Applaudis le soleil après la nuit sans teinte ; Accepte qui tu es, achève sans contrainte, Affirme ta valeur, assemble tes merveilles. Accrois tes sentiments, accède au vrai bonheur, Advient ton propre poids, assuré sur tes flancs ; Avance lentement, attentif aux élans, Atlas portant l'azur, assistant sans clameur. Arrive l'abandon, accouru vers ton sein, Affamé, incertain, asséché, sans excuse ; Absorbé par autrui, quand ta force se brise, Aspire à ralentir, accorde-toi le soin. Atteint par l'épuisement, allège ton fardeau, Apprends de nouveaux mots, avale ton tourment ; Accorde-toi tendresse, arbore ton besoin, Apaise ta détresse, élevant un flambeau. Avive ton futur, accordé à ton goût, Amplifié partout, acclamé, toujours pur ; Avec patience étrange, apparaît le mur, Accordée, méritée aux cœurs qui sont debout. Arrive compréhension, accepte sans clameur, Approuve qui proclame et apporte attention ; Accueille qui connaît, admire ton essence, Aperçois ta présence, affi rme ton leurre. Accorde ta confiance, approche qui comprend, Apprécie ton rang, achève ta souffrance ; Admets la patience, accorde ton absence, Attends les justes mots, avivant ton présent. Accorde ton silence aux paroles d'autrui, Accepte qu'aujourd'hui s'annonce ta chance ; Amorce ton attente, accrois ton espérance, Apprends la tolérance aux heures sans abri. Achève ton parcours, avance pas à pas, Aligne ton compas, attends les bons retours ; Analyse les cœurs, attentif aux atours, Apprécie intentions, accomplis ton trépas. Anticipe bonté, acquiers la patience vive, Acclame la présence aux instants enchantés ; Avise qui demeure, apporte sans compter, Annonce vérité aux rythmes de tes rives. Aménage ton espace, accueille qui te voit, Aperçoit ton talent, admire avec audace ; Accède à la place accordée par la grâce, Aux frontières du temps où renaît ton effroi. Apparaît ton visage, abrité par l'orage, Accepté franchement, ajoutant au mystère ; Assume ta profondeur, attends avec prière, Aux portes du secret, achevant ton ouvrage. |

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