samedi 15 novembre 2025

Chemin parcouru

Aux flancs des cimes, sous la frondaison,
Un esprit veillait, prisonnier du silence,
Épris des vocables, cherchant sa raison,
Gardant ses écrits loin de toute clémence.

Les feuillets tracés, les rimes murées,
Se voyaient brisés par l'incertitude,
« Nulle œuvre n'atteint la grâce espérée »,
Disait cette ombre en froide solitude.

Néanmoins brûlait une ardeur tenace,
Songe caressé des heures nocturnes,
Qu'un récit porté console et embrasse,
Qu'en d'autres poitrines résonnent ses urnes.

Mais la frayeur, lame suspendue,
Interdisait l'envol, étouffait la naissance,
Jusqu'au moment où la fortune attendue
Conduisit ses pas vers d'antiques connaissances.

Un ouvrage apparut, humble et vénérable,
« Le Talent Révélé », inscription première,
Une sentence y vibra, mémorable,
Pareille au cantique d'une aube entière.

Les syllabes gravées touchèrent le cœur,
Comme si l'éternité y parlait bas,
Révélant la vérité de l'auteur,
Qui sommeille en l'attente du premier pas.

La peur qui jadis gouvernait l'existence,
Se vit confrontée à cet appel lointain,
Promesse d'envol, promesse de puissance,
Pour qui ose tracer son propre destin.

Les pages jaunies offraient un message,
Secret murmuré par les générations,
Qu'aucun rêveur ne demeure en otage,
Si la volonté embrasse ses visions.

L'hésitation longtemps dominante,
Chancela soudain face à cette clarté,
Comme si l'ouvrage, voix bienveillante,
Rappelait à l'âme sa dignité.

Le seuil apparut, énigme et promesse,
Frontière entre l'ombre et la révélation,
Où l'esprit tremblant retrouve sa prouesse,
Et reconnaît enfin sa vocation.

Les monts alentour semblaient observer,
Témoins millénaires de ce moment crucial,
Quand l'écrivain en devenir, libéré,
Accepte de franchir le portail initial.

Car il existe, pour toute âme créatrice,
Ce moment de bascule, d'abandon sacré,
Où malgré la crainte, malgré le supplice,
On choisit d'honorer ce qu'on a murmuré.

La verdure environnante bruissait,
Comme pour accompagner cette décision,
L'heure sonnait où le doute fléchissait,
Cédant la place à la résolution.

Ainsi naquit, aux creux des vallons,
La métamorphose d'un esprit captif,
Prêt à déployer ses plus beaux échelons,
Pour devenir enfin véritablement actif.

Les grimoires anciens, guides précieux,
Avaient accompli leur noble mission,
En réveillant l'ardeur des ambitieux,
Et en illuminant leur ambition.

« Nul don ne s'épanouit sans la main qui l'honore,
Et toute plume attend l'instant de s'élever. »
Ces paroles résonnèrent comme un cor sonore,
Invitation au lieu où l'on peut se trouver.

Un passage, un havre, une terre étrange,
Où la main qui tremble devient consacrée,
On y découvre l'art, la forme et l'agencement,
Mais surtout, on y voit l'espérance restaurée.

Cette conviction perdue, ce brasier intime,
Qui transmue la rêverie en splendide réalité,
Accueillant l'élan d'un courage sublime,
L'esprit s'élança vers la communauté.

Les premiers partages furent déchirements,
Chaque parole livrée, engagement douloureux,
Mais vinrent les réponses, conseils bienveillants,
Offerts par des compagnons généreux.

Une assurance progressive, sève ascendante,
Calma la terreur qui régnait autrefois,
L'heure advint d'un défi, d'une offrande ardente,
Un récit jaillissant des souvenirs d'antan, des fois.

Sans quête obsédée de perfection absolue,
Le cœur seul dicta ce qu'il portait en germe,
Et ce fut le miracle, surprise inattendue,
Ces mots, nés vulnérables, trouvèrent leur terme.

Ils rencontrèrent l'écho, la reconnaissance,
Des lecteurs inconnus s'en emparèrent,
Moment de révélation, de transparence,
Quand l'effort sincère se voit célébré.

Le sanctuaire accueillit l'âme hésitante,
Lui offrant les outils de sa transformation,
Non par dogme rigide ou règle pesante,
Mais par l'encouragement et la communion.

Les compagnons de route, eux aussi créateurs,
Partageaient leurs doutes, leurs victoires,
Formant une chaîne de soutien, de chaleur,
Où s'écrivait ensemble une nouvelle histoire.

La solitude ancienne se dissipa lentement,
Remplacée par le sentiment d'appartenance,
À cette fraternité des chercheurs de sens,
Qui transforment le verbe en persistance.

Ces écrits, publiés, lus, chéris, honorés,
Par des âmes errantes qui s'y reconnurent,
Offrirent la compréhension tant espérée,
Le talent originel n'est que semence obscure.

Sans le travail constant, sans la bravoure,
Il demeure éternellement en potentialité,
Astre voilé attendant sa parure,
Pour révéler sa véritable clarté.

Grâce à l'instrument, à la patience,
Grâce à la correction et à l'exercice,
L'idée informe acquiert sa substance,
L'hésitation cède au bénéfice.

Le questionnement devient force génératrice,
L'obscurité s'estompe en rayonnement,
Ce qui n'était qu'esquisse, démarche initiatrice,
Se mue en périple vers l'accomplissement.

Les heures passées à polir les phrases,
À chercher le mot juste, la cadence idéale,
Ne furent plus torture mais douce emphase,
D'un artisan façonnant son idéal.

La discipline remplaça l'inspiration capricieuse,
Non pour l'étouffer mais pour la canaliser,
Comme l'eau qui devient force impétueuse,
Quand on lui donne un lit où s'harmoniser.

Les erreurs, jadis sources de honte,
Devinrent les marches de la progression,
Chaque faute corrigée, victoire qu'on raconte,
Étape nécessaire à l'élévation.

Les maîtres rencontrés, guides éclairés,
Ne jugèrent point mais accompagnèrent,
Révélant les beautés des textes inspirés,
Tout en montrant ce qui pouvait s'améliorer.

La lecture devint autre, plus profonde,
Analyse des structures, compréhension des rythmes,
Comment les grands auteurs façonnèrent leur monde,
Par la maîtrise patiente de leurs paradigmes.

L'écrivain comprit alors la vérité essentielle,
Que le génie seul ne suffit jamais,
Qu'il faut allier la flamme naturelle,
À la technique acquise par mille essais.

Les nuits de labeur, loin d'être stériles,
Devinrent rituels sacrés de création,
Moments où l'esprit, devenu plus habile,
Donnait forme aux plus folles conceptions.

Les personnages naquirent, complexes et vivants,
Les intrigues se tissèrent, cohérentes et fortes,
Les descriptions prirent vie, évocantes,
Ouvrant aux lecteurs mille portes.

Le style personnel émergea peu à peu,
Signature unique, voix reconnaissable,
 par imitation et par la compréhension des jeux,
Qui rendent un texte mémorable.

Les critiques reçues, constructives et franches,
Ne blessèrent plus l'amour-propre fragile,
Mais furent accueillies comme des planches,
Pour bâtir un édifice plus subtil.

La communauté offrit son trésor,
Expériences partagées, conseils avisés,
Formant un réseau de soutien fort,
Où les talents s'épanouissaient apaisés.

Les publications se succédèrent,
Chaque nouvelle œuvre marque de progrès,
Les lecteurs s'attachèrent, s'intéressèrent,
À cet auteur qui s'affirmait avec succès.

Mais plus que la gloire ou la reconnaissance,
Ce fut la joie de créer qui s'imposa,
Bonheur profond de donner existence,
À ce qui jadis n'était que voix basse.

Les histoires portèrent consolation,
Comme l'avait rêvé l'âme solitaire,
Touchant des cœurs par leur émotion,
Accomplissant le vœu le plus sincère.

La transformation fut complète et vraie,
De l'ombre tremblante à l'auteur assumé,
Non par orgueil mais par fidélité,
À ce qui demandait à s'exprimer.

Les montagnes qui virent naître le rêve,
Demeurèrent témoins de son éclosion,
Preuve que tout espoir qui persévère,
Trouve finalement sa réalisation.

L'auteur, désormais conscient de sa voie,
Revient au sanctuaire, non par besoin,
Mais pour y puiser l'eau qui nourrit la foi,
Et pour tendre la main à ceux du loin.

Car tout esprit, absolument, porte en son silence,
Un récit singulier, un cosmos inédit,
Il suffit parfois, pour qu'il prenne sens,
De l'audace immense de l'avoir dit.

Ainsi, ce refuge n'est point édifice ordinaire,
C'est une fraternité, un feu, un précipice,
Où l'on apprend à tomber pour mieux s'élever,
Où toute voix peut, enfin, trouver son office.

Qu'importent l'expérience, le passé, l'adresse,
Tout verbe mérite envol, tout don s'immortalise,
Dès que l'accompagnement, sage caresse,
Libère la plume pour qu'enfin, elle chante et s'éprise.

Le cycle s'accomplit, de l'élève au mentor,
De celui qui reçoit à celui qui transmet,
Perpétuant la chaîne des créateurs,
Qui transforment la peur en beauté parfaite.

Les nouveaux arrivants, tremblants et fragiles,
Retrouvent les mêmes doutes d'antan,
Mais désormais, une main habiles,
Les guide vers leur accomplissement.

L'auteur reconnaît en eux son reflet,
Cette fragilité qui fut la sienne,
Et par ses paroles, son exemple concret,
Prouve que la victoire advient.

Car il n'existe aucun talent prédestination,
Aucune grâce réservée aux élus,
Seulement des cœurs en quête de création,
Et le courage de ne point rester coi.

Les grimoires anciens qui révélèrent la voie,
Continuent leur œuvre silencieuse,
Attendant qu'une autre âme les voie,
Et entame sa métamorphose précieuse.

Le cercle s'agrandit, accueillant toujours,
Nouveaux conteurs, nouveaux rêveurs,
Formant une constellation d'amour,
Pour l'art d'écrire et ses profondeurs.

Les montagnes veillent, immuables gardiennes,
Abritant ces âmes en transformation,
Rappelant que la patience quotidienne,
Est la clé de toute réalisation.

L'encre coule, infinie et généreuse,
Portant les mots de génération en génération,
Chaque histoire devient parcelle heureuse,
Du grand récit de l'humanité en action.

Et quand vient le soir, apaisé et serein,
L'auteur contemple le chemin parcouru,
De l'ombre tremblante au créateur certain,
Grâce à l'audace d'avoir osé être vu.

Que cette histoire inspire toute âme créatrice,
Qui hésite encore sur le seuil sacré,
Qu'elle franchisse enfin ce cap, ce caprice,
Et découvre la joie de s'exprimer.

Car il n'y a pas de plus beau présent,
Que de libérer ce qui nous habite,
De partager avec les vivants,
Les trésors secrets de nos ermites.

Ainsi s'achève cette ode à la création,
À la patience, au courage, à la communion,
Puisse-t-elle résonner comme invitation,
Pour tous ceux qui portent une vision.

 

vendredi 14 novembre 2025

Doux message

 

La mélodie s'élève avec grâce,
Au-dessus des sommets elle trace.
Elle guide celui qui cherche sa voie,
Vers les lumières de l'éternel soi.

L'effort persévérant est un diamant,
Plus précieux que tout serment.
La raison éclaire nos chemins,
Au-delà des doutes et des destins.

Prends la sagesse pour compagne,
Et fuis l'ignorance qui te gagne.
Celui qui avance avec patience,
Verra naître sa propre essence.

Garde ton âme noble et fière,
Comme un phare dans la lumière.
Car la promesse doit être tenue,
Pour mériter la vertue.

Quand les tempêtes viendront à naître,
Reste debout,fais ton être.
La lumière après la nuit,
Conduit ceux qui poursuivent leur appui.

Que ces mots soient un héritage,
Comme un sage et doux message.
Ils danseront dans les mémoires,
Portant d'innombrables histoires.

mardi 11 novembre 2025

Sérénité infinie

La vie s'exalte, et ses péripéties d'un jour,
L'esprit ausculte les arcanes, dissipant les nuées,
Abreuvant sa conscience aux sources de l'amour,
La magnificence échoit aux candides et avouées.

L'être affranchi s'élève par sa perspicacité,
Qui s'épanouit dans l'âme, fidèle à la véracité ;
Dans la longanimité, un viatique pour l'étranger,
Qui marche vers la haut à travers palimpseste léger.

Nulle mélancolie n'entrave l'essor de ses prairies,
Car la béatitude réside, la ferveur des oraisons ;
Il ne se perd celui qui vit avec délectation, mesure,
Cueillant l'apothéose sur les pas d'une quête pure.

Où résonne une harmonie, diapason, d'expérience,
Œuvre exhaussée nourrie d'allégresse, d'éloquence ;
Elle guide vers les axiomes que réflexion a ciselés,
Éveillant la beauté du sens, jubilations constellées.

Ne vous chagrinez point si l'heur délaisse l'espoir,
La destinée à ses munificences selon un ordre clair ;
Les hommes sont partout, sachant désormais voir
Que la joie réside dans la vertu et l'aurore de l'air.

Que de nappes ont inondé les nuits d'insomnie,
Jusqu'à ce que l'aube apporte sérénité infinie ;
Restez inébranlable, car la patience a une noblesse,
Qui s'élève au-delà des frénésie sans cesse.

Si les jours passés vous assaillent de leurs chimères,
Restez ancré la clémence soit apanage quête faite ;
     L'éclat demeure à celui qui embrasse et espère,
Par le temps, et les mystères que l'âme interprète.

 

Noble lignage

La vie s'écoule, et ses événements sont des leçons,
La raison interroge les secrets cachés, les nuages.
La grandeur atteint celui qui chemine avec sagesse,
Abreuvant une conscience pure de noble lignage.

L’homme libre ne s’élève que par une lucidité
Qui se tait dans l’âme et reste fidèle à la sincérité.
Dans la patience, un réconfort pour l’étranger
Qui marche vers la lumière à travers l'aléa de vie.

Le chagrin peut éloigner une âme de ses prairies,
Mais la sérénité demeure dans la foi et les prières.
Ne se perd à celui qui vit avec douceur et mesure,
Cueillant la gloire sur les pas d’une conquête pure.

Ici, lis une mélodie née du pouls de l’expérience,
Œuvre et nourrie de bienveillance et d’éloquence.
Guide vers les sagesses que la réflexion a sculptées,
Éveillant la beauté du sens, harmonies enchantées.

Ne t’attriste point si la chance délaisse ton espoir,
La destinée dispense ses dons selon un ordre noir.
Les hommes courent en tous sens, ignorant encore
Que la joie véritable réside dans la vertu et l’aurore.

Que de larmes ont coulé dans les nuits d’insomnie,
Jusqu’à ce que l’aube apporte soumission et infinie.
Reste ferme, car la patience a une noblesse
Qui élève l’âme au-delà des mondes et leur ivresse.

Si les jours passés t’assaillent de leurs tempêtes,
Reste ancré, la clémence, et que ta quête soit faite.
La lumière demeure à celui qui accepte et espère,
À travers le temps, le destin, et les mystères.

 

lundi 10 novembre 2025

Humble richesse

Ici, nous déployons notre raison, patiente,
Pour accueillir du sens la douceur convalescente.
Nous voyageons,vrais, sur le sentier de la vie,
Sur les traces de notre logique assouvie.

Nous demandons : le passé nous rend-il justice,
Les nœuds que nous ouvre la soudaine lumière?
Ou ce monde,nous berce-t-il d'un air complice
Pour s'enfuir comme la rosée sur la pierre?

Ces vers deviennent alors un livre ouvert,
Nourrissant l'âme,sans détour, à cœur vert.
Ils révèlent dans les mots une lumière franche,
Où la vérité règne,sur un trône qui penche.

Et la mémoire n'atteint pas sa plénitude
Si l'âme ne consent à la solitude.
Ici nous commençons; c'est l'aube d'une essence,
Qui sera lue,puis fêtée en silence.

Ne sois pas dupe des apparences dorées,
Leur faste n'est que trompe éphémère et fanée.
Sois un appui pour la sagesse et la mesure,
Car elle est la clé qui ouvre toute ouverture.

Retiens ta colère, car l'esprit qui s'égare
Sous les coups de la fureur,tristement s'effare.
Repays le mal par un geste de tendresse,
Jusqu'à ce que de nous,la bonté soit maîtresse.

Et si le monde autour de toi se resserre,
Dis,avec la foi sincère : "Mon Dieu me suffit !"
Fuis la vaine curiosité,fardeau de pierre,
Qui mène au sommet par un sentier glissant.

Préserve ton oreille des rumeurs infondées,
Combien d'écoutes,par des mots, furent saccagées.
Ne laisse pas un cœur qui s'appuie sur ton être
Vers ton âme une voie hostile à jamais naître.

Si les langues médisent, choisis le silence,
Dans l'adversité,c'est ta noble défense.
Méfie-toi des mondes et de leurs artifices,
Qui corrompent les cœurs avides, est complices.

Sois pour le bien un temple, une haute demeure,
Que ne souillent jamais l'ignorance ou le leurre.
Agis avec justice,sans peur et sans reproche,
Insensible à l'appât de l'argent qui reproche.

Détourne les yeux d'un monde qui dépouille
Le sens de son essence,comme on brise une feuille.
Car le temps dérobe,d'une main prompte et sourde,
Les rêves que nous faisons,puis il nous abandonne.

Nous voici, ayant cueilli la fleur de sagesse,
Et fait de ses leçons une humble richesse.
Des nuits ont passé sur le chemin de notre quête,
Polissant le sens,puis se rangeant en fête.

Nous avons à ce monde adressé la question,
Et par une recherche vraie,trouvé justice.
Nous avons,en nos pas, cherché la proportion,
Pour traverser la vie avec grâce et délice.

Un retour vers les cimes nous appelle,
Rien n'est plus beau qu'une marche toujours fidèle.
Une lumière en notre for intérieur a lui,
Se manifestant en pas penchés vers l'autrui.

Et nous marchons sur le sable de la patience,
Renouvelant pour l'avenir, lien et confidence.
Ainsi notre pas clôt un chapitre d’une vision,
Et demain s'ouvrira,pour la raison, à profusion.

 

samedi 8 novembre 2025

Sol ineffable

Le temps s’irise sur les terres d’élection,
Les orbites parfaites de l’astre tutélaire,
Les saisons déploient leur chatoiement sans fin,
Sur ce territoire neuf, pourtant si familière. 

L’ailleurs se mue en foyer au fil des lustres clairs,
Les racines s’ancrent en un sol ineffable,
Les visions d’antan, doucement transmuées,
Par ce regard pérégrin, désormais affable.

Le florilège des matins azurés sur les façades,
Les après-midis opales aux terrasses lyonnaises,
Soirs pourpres derrière les collines provençales,
Les nuits sereines sur les plages atlantiques.

Le langage devient une harmonie quotidienne,
Les mots jadis cryptiques sont désormais limpides,
Les phrases s’égrènent, fluides et spontanées,
Pensées naviguent entre idiomes entrelacés.

L'essor de l'âge s’exalte au détour des sentiers,
Le passé s’estompe, nimbé d'une douce clarté,
Le présent s’impose, vif et intensifié,
Le futur s’ourdit par ce prisme sublimé.

Les visages rencontrés au hasard des rues,
Les amitiés forgées par-delà les frontières,
Les cœurs qui se lient dans une concordance pure,
Âges qui s’écoulent en harmonies plurielles.

Le palimpseste des sens content leurs chroniques,
Monuments témoignent des époques révolues,
Les pavés lustrés par tant de pas antérieurs,
Chemins ancestrals menant vers l’horizon.

La gastronomie locale éveille les papilles,
Les saveurs inédites deviennent ambroisie,
Les tables partagées créent liens indéfectibles,
Les repas s’éternisent en moments précieux.

L'hymne à la joie imprègne, subtil et omniprésent,
Musées regorgent de trésors inestimables,
Les ruelles inspirent poètes et aèdes,
Les places vibrent sous les notes euphoniques.

Saisons marquent les empreintes cycliques,
Les frimas cristallins aux arbres dénudés,
Les printemps aux bourgeons innombrables,
Les étés opulents et automnes flamboyants.

La renaissance surgit en vagues bienveillantes,
Les souvenirs lointains refont surface apaisés,
Les contrastes variables s’harmonisent,
Ponts entre deux rives se construisent doucement.

Les années transforment l’étranger en citoyen,
Les habitudes nouvelles deviennent axiomes,
Rituels adoptés semblent avoir toujours existé,
Repères s’établissent sur ce cénacle d’accueil.

L'identité florissante, complexe et enrichie,
Perspectives s’élargissent, multiples et profondes,
Les certitudes d’antan se teintent de nuances,
Questions essentielles trouvent réponses variées.

Le temps se mesure autrement sur ces terres,
Les heures s’étirent lors des repas conviviaux,
Les journées s’enchaînent au rythme des saisons,
Les années s’accumulent, précieuses et fugaces.

L'épilogue lumineux, ces moments écoulés,
Ces instants innombrables gravés en mémoire,
Ces métamorphoses, subtiles ou marquées,
Ces expériences vécues sur le sol d’adoption.

L’espérance fleurit tel le bourgeon en février,
Prémices subtiles annonçant le printemps,
La nature s’éveille, commence à respirer,
Promesse renouvelée après toute voie close.

L’adaptation forge une identité nouvelle,
Ni tout à fait étrangère, ni vraiment locale,
Une existence unique, riche et plurielle,
Un parcours singulier, précieux, capital.

L’essentiel demeure cette capacité,
À percevoir beauté sous apparence banale,
À cultiver constante curiosité,
À célébrer l’existence, unique et capitale

 

jeudi 6 novembre 2025

Renaissance altières

Par le voyage de la vie, traversons maint détours,
Franchissant des chemins ardus et sans contours.
Nous tombons parfois, puis nous relevons encore,
Car la vie est une école pour l'âme qui endure.

Entre le désespoir et l'espoir oscillent nos pas,
Et le cœur se livrent bataille l'angoisse et le combat.
Mais qui porte en son sein une braise d'espérance
Trouve en chaque ténèbre une aube qui s'avance.

Venez naviguer, les océans des sens profonds,
Et cueillir aux jardins des fruits aux doux tons.
Ses vers ici est une fenêtre vers la clarté,
Et ses mots un pont vers une vérité délicate.

Vous entendrez ces sons, le pouls de la vie vibrante,
Et toucherez ces lignes une sensation troublante.
L'histoire de tout être en quête d'un havre sûr,
Qui sème en terre nouvelle un rêve pur.

Écoutez donc de votre cœur avant votre oreille,
Et laissez votre âme danser au rythme qui réveille.
Car voici un voyage au tréfonds de l'existence,
Où l'espoir s'épanouit comme rose en croissance.

L'espérance fleurit tel le bourgeon en février,
Prémices après la voie close,
Promesse que l'arbre peut bourgeonner
Même greffé sur un autre sol.

L'espoir s'épanouit bourgeon sur les rameaux,
Signes de lumière l'obstruction des chemins, maux.
Promesse que la pousse grandira, s'élèvera fière,
Même plantée en terre lointaine et étrangère.

Là-bas à l'horizon luisent des lueurs cachées,
Murmurant au cœur, l'occasion n'est point fanée.
Car toute fin porte en ses plis un commencement,
Et toute chute enseigne à l'âme la force vraiment.

Les longues distances n'effraient la volonté sincère,
Et les montagnes n'arrêtent qui aime et persévère.
L'espérance transforme l'impossible en passage,
Et change le rêve lointain en réalité sans mirage.

Qu'importe les saisons tournent, enracine la terre,
Et dresse-toi fièrement malgré l'adversité austère.
Le palmier élancé résiste aux tempêtes violentes,
Et fructifie l'esprit malgré les plaines brûlantes.

L'exil n'est qu'une étape par le voyage de l'être,
Et la dispersion et le début d'une rencontre à naître.
Combien de graines ont volé loin du terreau natal,
Pour trouver en sol nouveau la fortune idéale.

Ainsi continue le voyage de l'humain créateur,
Semant en toute terre un rêve à sa hauteur.
Les distances ne le détournent de son but suprême,
Ni les ouragans brisent, aussi forts qu'ils sèment.

Et si les lieux changent, et les visages autour de lui,
L'essence de l'homme demeure ferme, son acquis.
L'arbre porte ses racines vers d'horizons lointains,
Pour déployer ses branches en ciel, sans fin.

Célébrons donc l'espoir qui fleurit les poitrines,
Et allumons les chandelles de foi, la nuit qui ruine.
Tant que le cœur bat d'amour et de don généreux,
La vie se renouvellera l'aube et les cieux lumineux.

Que la fin devienne l'aube d'une ère nouvelle,
Et l'adieu rendez-vous pour une joie éternelle.
L'univers tourne en cercles perpétuelle,
Et tout couchant n'est que promesse immortelle.

 

Encres stellaires

Âmes ouvertes à l'aube naissante, Esprits parés de clairs savoirs, Cœurs brillants où germent les lumières, Sages éveillés au pur discer...